Le billet de Mireille – On nous proposait le changement !

28 novembre 2018

Changement : 1 Action, fait de changer, de modifier quelque chose, passage d’un état à un autre : Changement de propriétaire, de ministère. 2 Fait d’être modifié, changé ; modification, transformation: Des changements sont survenus dans son attitude. 3 Modification profonde, rupture  de rythme ; tout ce qui rompt les habitudes, bouleverse l’ordre établi : Aimer le changement (Le Petit Robert).

On se souviendra que la Vérificatrice générale du Québec, après avoir pris connaissance du rapport préélectoral sur l’état des finances publiques du Québec, considérait comme plausibles les prévisions des dépenses et des revenus jusqu’en 2021. On parlait alors d’un surplus de 3 milliards de dollars.

Aujourd’hui, monsieur Legault nous dit que ces surplus risquent fort de fondre comme neige au soleil… Nous ne sommes pourtant qu’au tout début de l’hiver. Certes, il y a des changements climatiques, mais, au niveau de la gouvernance du Québec, plus ça change, plus c’est pareil.

C’est quand même incroyable ! Six semaines après avoir été élue, la CAQ commence à nous préparer à un trou budgétaire. « Ainsi, il assure que son gouvernement sait très bien qu’il ne finira pas l’année avec un surplus budgétaire, « loin de là » », peut-on lire dans Le Devoir du 15 ovembre dernier, dans un article intitulé « Le surplus de 3 milliards va fondre, assure François Legault », rédigé par Patrice Bergeron.

Nous sommes à un an, quasi jour pour jour, avant le dépôt des demandes syndicales en vue du renouvellement des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic ! Coïncidence ? Très peu pour moi. Tout récemment, on entendait aussi le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, dire que l’octroi d’argent public à Bombardier était nécessaire. « Pour [le] nouveau ministre de l’Économie, si on peut effectivement remettre en question la méthode choisie par les libéraux, l’intervention du gouvernement dans Bombardier « était requise ». » (Journal de Québec, 7 novembre 2018).

Mieux encore, « Si jamais Bombardier exprimait un nouveau besoin financier, le gouvernement du Québec serait « prêt à investir », a affirmé vendredi le ministre de l’économie, Pierre Fitzgibbon, au terme d’un rendez-vous avec le président de la société, Alain Bellemarre. » (Le Devoir, 17 novembre 2018).

« Le ministre de l’Économie du Québec, qui se dit ouvert à ce que le gouvernement investisse à nouveau dans Bombardier, détient des intérêts financiers dans un important fournisseur de la multinationale québécoise », apprenait-on ces derniers jours à TVA Nouvelles. On parle ici de  8000 actions.

Si tel est le changement pour la Coalition avenir Québec, pour l’instant, j’ai surtout l’impression de regarder un « remake » du film C’est pas fini les vieux partis !

Mireille Proulx
Coordonnatrice