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Assemblée générale 13 décembre 2011

 

 

Assemblée générale Marie-Victorin


13 décembre 2011

 

À l'auditorium de l'école secondaire André-Laurendeau à 17h

 

À l'ordre du jour: plan d'action contre les coupures à la Commission scolaire Marie-Victorin

 

Un service de garderie est offert par le Comité des jeunes, remplissez le formulaire électronique pour qu'ils puissent prévoir des collations en quantité suffisante

 

 

Pourquoi une assemblée générale?

 

Au Syndicat de Champlain, le geste de convoquer les membres à une assemblée générale n’est jamais pris à la légère !

 

Ceux qui connaissent bien notre organisation savent que nous le faisons lorsqu’il y a des négociations ou lorsqu’il y a un besoin urgent de discuter avec les membres et de prendre des décisions qui s’imposent.

 

Vous comprendrez que c’est la 2e option qui nous amène à l’assemblée générale du 13 décembre prochain à 17h, à l’auditorium de l’école secondaire André-Laurendeau.

 

Comme vous l’avez lu dans l’Info de la semaine dernière, nous croyons qu’après avoir analysé la situation, tant au niveau local qu’au niveau national, votre exécutif syndical croit qu’il est urgent d’agir rapidement pour le bien de nos conditions de travail et pour la réussite des élèves.

 

À tort ou à raison, beaucoup de gens pensent que leur organisation agit trop souvent en réaction à des décisions prises ou simplement pour contrer des demandes patronales.

 

Cette fois-ci, nous vous convoquons pour éviter que de mauvaises décisions soient prises par notre employeur ou par le ministère.

 

Nous voyons se dessiner au loin des modifications à notre système d’éducation et à nos conditions de travail qui pourraient avoir des impacts majeurs pour les enseignantes et les enseignants.

 

Nous avions le choix d’attendre de voir si le pire se produirait ou d’agir immédiatement en adoptant un plan d’action et c’est ce que nous ferons mardi prochain.

 

Soyons clairs, depuis le printemps dernier nous sommes la cible de coupures et celles-ci touchent les membres dans leur milieu, de près ou de loin pour l’instant, mais nous croyons fermement que le pire reste à venir et que nous ne pourrons en esquiver les effets négatifs sans prendre part aux décisions qui s’imposent et nous faire entendre des décideurs!

 

Le mardi, 13 décembre prochain à 17h, notre plan d’action inclura des demandes claires à notre employeur et au ministère. Pour toutes ces raisons, nous vous attendons nombreux et nombreuses à votre assemblée générale. Que vous soyez de l’éducation des adultes, de la formation professionnelle, du secondaire ou du primaire, vous êtes tous concernés!

 

Éric Gingras

 

 

C'est assez!

 

Parce que nous le faisons quotidiennement, nous savons fort bien la charge de travail, les responsabilités et la pression que notre travail d’enseignant et d’enseignante nous impose.  Parce que notre entourage nous regarde aller jour après jour, le soir et les week-ends, il sait ce que notre travail peut exiger en temps et en concentration. Parce que la majorité de la population dit ouvertement qu’elle ne ferait jamais notre travail, elle sait tout l’effort que nous y mettons. Pourquoi donc alors, les décideurs et les administrateurs du réseau semblent-ils toujours penser qu’il y a encore du jus à presser dans le citron ?

 

Au printemps dernier, la charge contre les enseignantes et les enseignants a débuté au niveau national avec l’annonce de coupures budgétaires et s’est poursuivie au niveau local avec plusieurs récupérations sur notre dos.

 

Que ce soit pour l’application unilatérale du temps d’enseignement moyen au secondaire à 1025 minutes, pour la mise en place d’un plan d’austérité amputant notamment les budgets de classes au primaire et au secondaire, ou encore pour l’annonce de coupures potentielles de millions de dollars dans les centres d’éducation des adultes et de la formation professionnelle, nous avons immédiatement craint le pire.

 

Dès l’automne, le ministère et les partis politiques nous parlaient encore de coupures dans le réseau des commissions scolaires. Que ce soit l’évaluation des enseignantes et des enseignants, la paie au mérite, les écoles subventionnées en fonction de leur taux de réussite, la décentralisation des pouvoirs vers les écoles, l’abolition des commissions scolaires, tout y est passé!

 

Ne nous méprenons pas, rien n’a été encore tassé et il est d'ores et déjà assuré que nos milieux subiront un bouleversement sans précédent dans les prochains mois et les prochaines années!

 

Comme d’habitude, on peut noter un dénominateur commun à tous ces changements proposés : les enseignants sont mis de côté dans tout le processus !!!

 

Alors qu’on nous traitait d’alarmistes, l’an dernier, lors de notre tournée d’établissement contre les cibles chiffrées dans les conventions de gestion, voilà qu’on dit ouvertement, depuis septembre, sur la scène politique et à la Fédération des directions d’écoles, qu’on voudra utiliser ces chiffres pour évaluer notre rendement et le rendement des établissements !!!

 

Oui, nous avons sonné l’alarme et nous la sonnons à nouveau! Cessons le débat de structure et cette guerre de pouvoir que se livrent le Ministère, les Commissions scolaires et les directions d’école, et pensons véritablement au quotidien de nos établissements !

 

Au niveau de notre commission scolaire, on semble vouloir jouer le même jeu. On nous informe qu’il y aura un redressement des finances, on nous parle d’optimisation des ressources, on nous parle de réingénierie administrative, on nous demande de faire davantage performer les élèves…

 

Pendant ce temps, le climat dans les écoles est de plus en plus sombre. De plus en plus d’enseignantes et d’enseignants peinent à terminer leur journée à cause de l’épuisement.

 

En regardant autour de nous, les collègues en détresse, qui tombent au combat, se font de plus en plus nombreux. Les tâches sont lourdes, mais on nous impose de plus en plus d’éléments et on fait porter sur nos épaules l’entièreté de la réussite des élèves.

 

Que ce soit au secteur des jeunes, à l’éducation des adultes ou à la formation professionnelle, les administrateurs nous en demandent toujours plus.  On nous demande de plus en plus de résultats, sans pour autant nous donner les moyens nécessaires.

 

Votre organisation syndicale, qui jouissait jusqu’à présent d’une crédibilité certaine lorsque venait le temps de discuter et de régler des problèmes dans les milieux, en partenariat avec la partie patronale, semble maintenant être confinée au rôle de spectateur, de gérant d’estrade et de chialeux!

 

Le décrochage des élèves? Bien sûr qu’il faut trouver un moyen pour le contrer, mais qu’en est-il du décrochage des profs ??? Nous connaissons les statistiques alarmantes sur les enseignantes et des enseignants qui quittent leur emploi simplement pour aller travailler dans un autre domaine. L’employeur les incitera-t-il à rester en alourdissant sans cesse leur tâche ?

 

Au secondaire, garderons-nous les jeunes enseignantes et les jeunes enseignants en donnant des tâches de 24 périodes aux précaires, pour les payer à 97,5 % du salaire, alors que leurs collègues réguliers sont payés 100 % pour une même tâche, créant ainsi une clause orpheline et bafouant du même coup les principes mêmes de la charte des droits de la personne en appliquant supposément le 1025 minutes de temps moyen d’enseignement.

 

Votre exécutif syndical s’est réuni la semaine dernière et a pris la décision de vous convoquer en assemblée générale extraordinaire le 13 décembre prochain afin de faire le point sur ce qui s’annonce être, au cours des prochains mois, une période trouble dans nos écoles et dans nos centres.

 

En plus, nous vous y présenterons un plan d’action destiné à nos milieux, mais qui sera aussi proposé au niveau national à la FSE et à la CSQ. Nous ne sommes pas les seuls au Québec à en avoir assez et il est temps que nous affirmions notre leadership en s’unissant à nos collègues de partout dans la province pour nous faire entendre!

 

À force de tenter d’éviter constamment les conflits, à force de mettre de l’eau dans notre vin, il vient un moment où on s’oublie. Nous avons l’option d’agir, alors que nous n’en sommes qu’au début, ou d’attendre d’être frappé de plein fouet. Le Syndicat de Champlain choisit la première option !

 

Éric Gingras

 

 

 

 

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