Ce sont des tests effectués le 28 novembre dernier à l’école Notre-Dame-de-la-Paix de Beauharnois, en Montérégie, qui sont venus révéler la présence d’un contaminant dont la nature n’a pas été précisée. Le rapport contenant les résultats a été envoyé mardi soir au CSSVT.
Des employés rencontrés sur place par Le Journal ont indiqué qu’ils n’étaient pas autorisés à s’exprimer publiquement.
Or, l’école, qui accueille environ 250 élèves, était sous surveillance depuis cet été. Des «anomalies» avaient été détectées concernant la qualité de l’air.
«À ce moment-là, on a mis des mesures de mitigation en place. Essentiellement, des échangeurs d’air, a expliqué M. Langevin. À la rentrée, nous avons refait des tests et tout était beau.»
Il a par la suite été décidé que des analyses allaient être accomplies tous les trois mois afin d’assurer un suivi. Il est donc impossible de connaître la date précise où les contaminants sont apparus dans l’école primaire du secteur de Melocheville.
Un plan à mettre en œuvre
Mercredi, le CSSVT ne voulait pas fournir beaucoup de détails pour la suite des choses parce qu’un plan était en train d’être élaboré.
«Je ne voudrais pas que les parents apprennent dans Le Journal de Montréal les informations», a soutenu Luc Langevin, ajoutant qu’une rencontre de mise à jour avec les parents des élèves était prévue pour jeudi soir.
Plusieurs questions étaient encore à l’étude, a-t-il toutefois ajouté.
«Est-ce qu’on réouvre l’école lundi? Sinon, à quel moment on peut le faire? Qu’est-ce qu’on va faire avec les élèves? Comment on va les scolariser? Où doit-on les déplacer? Quand va-t-on pouvoir retourner à l’école? Vos questions sont venues un petit peu vite, c’est pourquoi je n’ai pas beaucoup de réponses», a précisé M. Langevin.
Démolition à venir?
Outre la situation en lien avec la qualité de l’air, l’école Notre-Dame-de-la-Paix est en piteux état, car le bâtiment présente un indice de vétusté de 40,6%, selon des données datant de février 2024 du ministère de l’Éducation. L’école s’est donc vu attribuer la cote E, soit la pire possible des évaluations.
Les travaux prévus d’ici 0 à 5 ans sont évalués à plus de 10M$.
Or, une demande pour démolir l’école et la reconstruire a été présentée au ministère dans le cadre du Plan québécois des infrastructures, a fait savoir Luc Langevin. Ils sont en attente d’une réponse à cet effet.
Encore selon les données du ministère, la valeur de remplacement du bâtiment était évaluée en 2024 à un peu moins de 25M$.
Selon Jean-François Guilbault, président du Syndicat de Champlain qui représente le personnel de l’école, plusieurs problèmes liés à l’établissement avaient été signalés préalablement et n’ont pas été réglés.
«Il y a la présence d’amiante, il y a un problème de structure et effectivement de qualité de l’air, a-t-il expliqué à TVA Nouvelles. Ce sont des enjeux qui auraient dû être adressés plus tôt, par le centre de service lui-même ou par des investissements plus importants de Québec pour régler des problématiques sérieuses dans cet établissement. »
– Avec la collaboration de Charles Mathieu, Bureau d’enquête et Kevin Crane-Desmarais, TVA Nouvelles